vendredi 24 octobre 2008
OCDE : les salaires des mieux payés augmentent le plus vite
L’écart entre les riches et les pauvres s’élargit et menace l’équilibre socio-économique. Le Canada fait mauvaise figure.
par Marie Quinty
Au Canada, 15 % des enfants sont pauvres. La moyenne des pays de l'OCDE est de 12 %"
OCDE : les salaires des mieux payés augmentent le plus vite
L’écart entre les riches et les pauvres s’élargit et menace l’équilibre socio-économique. Le Canada fait mauvaise figure.
Selon le rapport « Croissance et inégalités » de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), rendu public hier, les inégalités se sont accentuées au cours des 20 dernières années.
Selon ce rappport, mené sur 20 ans dans les 30 États membres de l’OCDE, ce sont les salaires des mieux payés qui ont augmenté le plus vite. Le fossé s’agrandit, non seulement entre riches et pauvres, mais aussi entre les plus aisés et les classes moyennes. Les conséquences pourraient être inquiétantes si la crise financière internationale déclenche une récession de longue durée.
Anthony Atkinson, économiste à l’Université d’Oxford, note que les inégalités croissantes ont coïncidé avec une période de forte croissance économique. « Que se passera-t-il si la prochaine décennie n’est pas celle de la croissance mondiale, mais de la récession mondiale? » demande-t-il.
Ces inégalités menacent notamment le « rêve américain » d’ascension sociale grâce au travail. Les Etats-Unis sont au nombre des pays où les inégalités et la pauvreté sont les plus fortes dans l’OCDE, juste après le Mexique et la Turquie.
Quant au Canada, il est l’un des trois pays où les 20 % plus riches se sont le plus enrichis depuis le milieu des années 90, avec la Finlande et la Norvège. Le Canada fait aussi partie d’un groupe de pays où les revenus des 20 % plus pauvres ont diminué. Il fait aussi partie du groupe où les gens qui ont un revenu moyen ont été perdants.
Au Canada, près d’un enfant sur sept est pauvre (15 %), contre un enfant sur 20 dans les pays scandinaves. La moyenne des pays de l’OCDE est de 12 %.
De façon générale, les inégalités ont augmenté dans les trois quarts des pays de l’OCDE. Selon Angel Gurria, secrétaire général de l’organisme, la pauvreté est loin d’être un stimulant économique. Il dénonce le mythe selon lequel la pauvreté stimule les gens à travailler plur fort. « C’est plutôt le contraire. »
Pour aller plus loin :
www.oecd.org
jeudi 11 septembre 2008
Tolerance.ca® - Deux bombardiers russes au Venezuela pour des vols d'entraînement
| |||
| ||||||||||||
mardi 9 septembre 2008
L'ascenseur social en panne d'imagination, par Frédéric Lemaître
Lire cet article en entier
Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, fils d'un immigré hongrois (certes aisé), la possible arrivée à la Maison Blanche de Barack Obama dont le père était kényan et la mère issue d'une famille de "petits Blancs" semble confirmer que, des deux côtés de l'Atlantique, l'ascenseur social continue de fonctionner. Ce n'est pas tout à fait le cas.
Aux Etats-Unis, le rêve américain porte bien son nom. Un enfant né dans une famille à bas revenus n'a qu'une chance sur cent de finir parmi les Américains les plus riches. En revanche, 22 % des "dauphins" de riches Américains le demeurent. Les enfants de la classe moyenne, eux, sont un peu plus nombreux (39,5 %) à avoir un niveau de vie inférieur à celui de leurs parents qu'à monter dans l'échelle des revenus (36,5 %). Avant la crise actuelle, un nombre croissant d'Américains (16,6 % en 2003 contre 13 % en 1990) voyaient leurs revenus diminuer sensiblement d'une année à l'autre.
En 2005, une enquête de la London School of Economics menée au Canada, en Allemagne, en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avait même démontré que c'était dans ces deux derniers pays que la mobilité sociale était la plus faible.
Et la France ? L'Insee vient de publier une étude peu optimiste. Intitulé "Education et mobilité sociale : la situation paradoxale des générations nées dans les années 1960", ce travail réalisé par Camille Peugny montre que l'ascenseur social a ses faiblesses. Plus de 60 % des Français vivent dans un autre groupe social que leurs parents. Mais si la majorité d'entre eux progressent, ils sont de plus en plus nombreux à prendre l'ascenseur dans le mauvais sens. "En 2003, 35 % des 35-39 ans connaissent une mobilité ascendante et 25 % une mobilité descendante. Ces proportions étaient respectivement de 40 % et 18 % vingt ansvendredi 29 août 2008
L'Europe peut-elle devenir un acteur politique global ?
Question importante entre toutes, l'Europe peut-elle devenir, malgré l'égoïsme de ses membres, une unité décisionnelle capable de prendre partie face aux autres puissances de la planète et surtout capable de faire le ménage dans sa propre courre. (JMR)
Philippe Herzog, président de Confrontations Europe, participe à la table-ronde de l'Université d'été du Medef, ce mercredi 27 août, intitulée: "L'Europe sera-t-elle une superpuissance ?"
L'Europe n'est pas une puissance géopolitique. Ni les principaux États européens ni l'Union en tant que telle ne sont capables de façonner la mondialisation - sauf pour la production de règles, mais avec des difficultés croissantes. L'Union doit se donner l'ambition de devenir un acteur politique global, donc acquérir la force d'initiative et d'action publiques qu'elle n'a pas aujourd'hui en raison de ses divisions et divergences internes.
Mais désigner le but comme "puissance" est très ambigu. Participer à un rapport de forces dans un monde multipolaire ne permettrait pas de réduire les tensions et de prévenir la guerre des capitalismes, alors que le type de croissance actuel de l'économie mondiale n'est pas soutenable. Le but est plutôt de devenir un acteur capable de contribuer à rendre le développement plus durable et plus équitable, viser la formation d'une société mondiale, être une force qui rapproche et qui unit.
Se donner les moyens exige un changement d'état d'esprit et de méthode. Et ceci quel que soit le débouché du traité de réforme institutionnelle, que j'espère positif, car il augmente la capacité d'action extérieure. La voie constitutionnelle s'est avérée une impasse. Le traité institutionnel achoppe sur le piège d'un référendum national absurde. Si chaque pays procédait par référendum, la probabilité d'un succès serait quasiment nulle.
Les citoyens confondent l'intérêt européen et l'intérêt national. Alors qu'il faut penser géopolitique, beaucoup ont peur de l'ouverture et des échanges. On n'a rien compris à l'élargissement, et l'on n'essaie même pas d'explorer l'intérêt que pourrait avoir l'entrée de la Turquie dans l'Union. Il est donc urgent de s'attaquer aux oeillères. Les politiciens n'en manquent pas non plus.
C'est le moment de changer d'optique : un renouvellement des institutions communautaires aura lieu en 2009. Si la campagne des élections européennes était européanisée, y compris avec des listes transfrontières, cela aiderait grandement à chercher à identifier l'intérêt européen. Il faut promouvoir systématiquement la dimension européenne dans l'éducation des citoyens et des jeunes. Et définir clairement les domaines où l'Union va devoir promouvoir des politiques publiques, après quoi concrétiser les objectifs et les moyens dans un plan d'action issu d'un processus interactif entre les collectivités nationales et l'Union.
Les dimensions internes et externes des politiques de l'Union doivent être désormais imbriquées. Il est en effet impossible de prétendre devenir un acteur global sans remettre en cause notre modèle social et économique. Ainsi en France nous vivons encore dans la culture des Trente glorieuses, alors que ce régime prend l'eau. Quand nos dirigeants prétendent que l'Europe doit protéger le modèle social, ils entretiennent des préjugés et des confusions. Il faut mobiliser les sociétés pour un effort de modernisation comparable à l'effort consenti après guerre, en visant l'élévation générale des compétences et un nouveau type de plein emploi.
Chaque Etat européen essaie, mais en ordre dispersé. L'Union doit devenir un catalyseur de ces changements. Sa méthode ouverte de coordination est bien trop faible. Elle devra mobiliser pour bâtir un marché européen du travail et de la formation, anticiper et gérer les mutations en coresponsabilité.
Le "social" devra s'inscrire dans une nouvelle perspective de développement. L'espace intérieur n'est pas assez dynamique et l'Union est passive sur la scène globale. Nous sommes empoisonnés par les conflits des champions et des capitalismes nationaux. Bref il faut bâtir une véritable union économique.
Et cela commence par la définition d'intérêts stratégiques communs dans les principaux domaines d'intérêt général : les compétences humaines pour l'innovation et l'activité ; l'énergie, l'industrie et les nouvelles technologies du développement durable. Dans ces domaines, l'Union doit être dotée de responsabilités d'intervention publique, établir la coopération avec les entreprises, les collectivités et les sociétés civiles. Ceci sera le soubassement d'une politique macroéconomique veillant particulièrement à la réalisation des investissements à long terme qui font aujourd'hui défaut.
Pour l'action extérieure, il faut redéfinir une doctrine du multilatéralisme, car la libéralisation n'ira plus sans des régulations ; et, d'autre part, l'Union doit s'engager dans des partenariats avec les autres régions du monde pour des investissements conjoints d'intérêt mutuel, et ne pas se contenter de prêcher la réciprocité pour l'accès aux marchés. Donc pas de catastrophisme ! Le volontarisme de Nicolas Sarkozy est utile mais ses effets ne peuvent être que limités. Il faut maintenant ouvrir en grand la perspective d'une Union comme acteur politique global, c'est-à-dire élaborer le sens, la méthode et l'agenda.
Philippe Herzog, président de Confrontations Europe
jeudi 28 août 2008
La croissance américaine révisée en très forte hausse - La Tribune.fr
Au lieu de 1,9% initialement annoncé, les Etats-Unis ont finalement enregistré une hausse de 3,3% de leur PIB au deuxième trimestre. Une forte révision qui tient à une vive progression des exportations, qui ont enfin profité du dollar faible, mais aussi à une moindre consommation, qui a pénalisé les importations. Cette annonce a fait bondir le CAC 40 à la Bourse de Paris, qui était jusqu'à la mi-séance quasiment à l'équilibre.
![]() Très forte révision pour la croissance américaine. |
C'est la croissance la plus forte enregistrée depuis le troisième trimestre 2007. Au premier trimestre, le PIB n'avait progressé que de 0,9%.
Profitant enfin de la dépréciation du billet vert engagée depuis plusieurs années, les exportations ont en effet progressé de 13,2% (et non pas de 9,2% comme annoncé précédemment), tandis que les importations affichaient leur plus fort recul depuis 2001, de 7,6% (au lieu de -6,6%).
Autre facteur ayant contribué à la révision de la croissance, les entreprises ont moins puisé dans leurs stocks que prévu, les dégarnissant de 49,4 milliards de dollars seulement. Cela a amputé la croissance de 1,44 point (au lieu de 1,92).
Pour autant, les dépenses de consommation sont restées déprimées, malgré une petite réévaluation à 1,7% (au lieu de +1,5%), les ménages achetant un peu plus de biens de consommation courante et de services que prévu. Mais l'investissement dans la pierre est resté le gros point noir, avec un recul de 15,7%.
Du côté des entreprises, l'investissement a progressé de 2,2% (au lieu de 2,3%), tiré par les infrastructures (+13,7%). Enfin, les dépenses publiques ont augmenté de 6,8% (au lieu de 6,7%), dopées par la défense.
L'indice des prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a pour sa part été laissé inchangé à 4,2%, de même que l'indice hors énergie et alimentation qui reste à 2,1%. Ces indices sont suivis attentivement par la banque centrale pour jauger l'inflation.
Cette annonce a fait bondir le CAC 40 à la Bourse de Paris, qui était jusqu'à la mi-séance quasiment à l'équilibre.
Sur le front de l'emploi, les demandes hebdomadaires d'allocations de chômage ont baissé de 10.000 aux Etats-Unis lors de la semaine achevée le 23 août par rapport à la précédente, pour s'établir à 425.000, a de son côté indiqué jeudi le département du Travail.
L'Amérique entre la peur et l'espoir - La Tribune.fr
A l'université du Medef, Dominique Moïsi participe à la table ronde du mercredi 27 août intitulée : "USA, still a giant ?" (Les Etats-Unis sont-ils encore un géant ?).
La Russie de Poutine pèsera-t-elle sur le choix des électeurs américains en 2008, comme l'Iran de Khomeiny avait pu le faire lors des élections présidentielles de 1980 ? Une défaite de Carter hier, une victoire de Mac Cain demain ? La comparaison est tentante, elle est aussi dangereuse; Obama n'est pas Carter et l'Amérique et le monde de 2008 ne sont pas ceux de 1980.
Obama n'est ni Carter, ni Gore, ni Kerry. Sous un discours qui évoque volontairement le style de Kennedy, il y a chez Obama - si l'on cherche des comparaisons - un mélange de Clinton et de Reagan, de charme et d'assurance. Il est devenu le candidat du Parti démocrate grâce à ses qualités exceptionnelles, il peut l'emporter demain sur Mac Cain, parce que contrairement à Carter, Gore et Kerry, mais comme Bill Clinton, il est déjà, en dépit de sa jeunesse et de sa relative inexpérience, un "tueur" en politique, prêt à encaisser les coups les plus durs et s'il le faut à les rendre au centuple.
Mais au-delà des hommes, il y a une double réalité profondément modifiée, celle de l'Amérique et celle du monde. L'Amérique des années 1980, au lendemain du traumatisme de la guerre du Vietnam, va retrouver sous l'impulsion de Reagan, mais plus encore grâce à l'implosion de l'URSS une centralité internationale et une confiance en elle-même unique qui feront d'elle, selon l'expression d'Hubert Védrine, "l'hyperpuissance" des années 1990 et du début des années 2000.
Aujourd'hui, au lendemain du 11 septembre 2001, des conflits qui s'aggrave en Afghanistan et qui ne se règle pas en Irak, et devant la crainte justifiée d'une véritable récession économique, l'Amérique est passée d'une culture d'espoir à une culture de peur. Elle ne peut rebondir sans dépasser sa peur, mais elle doit comprendre avant tout qu'il ne suffit pas d'évoquer une nouvelle Amérique, mais aussi un nouveau monde, où l'Amérique n'est plus seule.
En 2008, l'émergence de la Chine et de l'Inde, le retour sous l'impulsion d'un Poutine toujours au pouvoir d'une Russie animée par une ambition impériale de revanche sur l'humiliation, modifient la donne internationale et américaine. L'Amérique doit gérer la montée en puissance des "autres", au moment précisément où elle doute le plus d'elle-même et où elle évoque ouvertement les raisons de son déclin absolu ou relatif.
Si l'Union européenne a peur devant l'étalage de ses divisions et de son impuissance de devenir une "Magna Helvetia" une grande Suisse, l'Amérique a peur de connaître de manière accélérée le destin de l'Empire romain. L'évolution de leur corps, avec le nombre toujours plus grand d'obèses, l'approfondissement de l'endettement, le manque d'appétence des soldats américains pour des aventures extérieures sont autant de symboles de ce qui pourrait s'apparenter à un déclin.
Ce qui est certain, c'est que l'Amérique n'est plus seule à pouvoir et devoir gérer le monde, elle doit intégrer l'existence de l'"autre" et apprendre l'art du compromis.
Dominique Moïsi, conseiller spécial de l'Ifri (Institut français de relations internationales)
mardi 26 août 2008
Revealed: Britain's secret propaganda war against al-Qaida | World news | The Guardian
BBC and website forums targeted by Home Office unit
- Alan Travis, home affairs editor
- The Guardian,
- Tuesday August 26 2008
- Article history
A Whitehall counter-terrorism unit is targeting the BBC and other media organisations as part of a new global propaganda push designed to "taint the al-Qaida brand", according to a secret Home Office paper seen by the Guardian.
The document also shows that Whitehall counter-terrorism experts intend to exploit new media websites and outlets with a proposal to "channel messages through volunteers in internet forums" as part of their campaign.
The strategy is being conducted by the research, information and communication unit, [RICU] which was set up last year by the then home secretary, John Reid, to counter al-Qaida propaganda at home and overseas. It is staffed by officials from several government departments.
The report, headed, Challenging violent extremist ideology through communications, says: "We are pushing this material to UK media channels, eg, a BBC radio programme exposing tensions between AQ leadership and supporters. And a restricted working group will communicate niche messages through media and non-media."
The disclosure that a Whitehall counter-terrorism propaganda operation is promoting material to the BBC and other media will raise fresh concerns about official news management in a highly sensitive area.
The government campaign is based upon the premise that al-Qaida is waning worldwide and can appear vulnerable on issues such as declining popularity; its rejection by credible figures, especially religious ones, and details of atrocities.
The Whitehall propaganda unit is collecting material to target these vulnerabilities under three themes. They are that al-Qaida is losing support; "they are not heroes and don't have answers; and that they harm you, your country and your livelihood".
The RICU guidance, dated July 21 2008, says that the material is primarily aimed at "overseas communicators" in embassies and consulates around the world, confirming the global scale of the Whitehall counter-terrorist propaganda effort now underway.
But it also says that other partners should be encouraged to integrate this work into their communications at home as well: "It is aimed primarily (but not exclusively) at those working with overseas influencers and opinion formers."
The first dossier of material being despatched to diplomatic posts worldwide cites condemnation of al-Qaida from Sayyid Imam al-Sharif aka Dr Fadi, a former leader of Egyptian Islamic Jihad, and Salman Abu-Awdah, a leading Saudi scholar who has published an open letter to Osama bin Laden calling al-Qaida's aims illegitimate and immoral. It notes that groups like Hamas and Hezbollah are now keen to distance themselves from al-Qaida.
In a section headed "AQ has suffered military defeat in ..." it adds "use advisedly - avoid suggesting that AQ is no longer a threat. We are not claiming victory over AQ. We are stressing their declining support".
The dossier says that al-Qaida has been definitively expelled from large areas of Iraq and has lost ground in Afghanistan. It quotes CIA director Michael Hayden's claim in May that al-Qaida had been essentially defeated in Iraq and Saudi Arabia and was now "on the defensive throughout much of the rest of the world," but describes this as a "strikingly upbeat assessment of the organisation".
It highlights the fact that Mohammed Hamid, who was convicted in February for recruiting and radicalising young men to fight against the west, was a former crack addict.
The document also notes that al-Qaida has to "feed its new franchises with propaganda to keep the 'brand' alive at all costs". It says that it is focused on Palestine - to the discomfort of the Palestinians - because it has failed in Iraq and is now pronouncing on issues as diverse as Egyptian trade unions and climate change in a desperate attempt to remain relevant.
The "material" is a mixture of recent news reports and articles from Arabic, Middle Eastern and North African news sources illustrating the theme of "AQ is in decline" as well as articles from the New York Times, the Observer, Newsweek and British and American websites.
The RICU guidance note says the dossier has been drafted with support from Whitehall press officers "on how best to tailor such material for media engagements, presenting information to ministers, or to other stakeholders. It is in a separate, unclassified format to make it the sort of product that a minister or a press officer could use before an interview; or that could be given as a crib sheet for trusted contacts," says the classified document.

